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Note d’information réalisée à partir d’éléments et documents de :
Russell Investments FranceLazard Frères Gestion

Pour construire une allocation d’actifs, il faut d’abord se poser les questions suivantes :
• A quelle fréquence les marchés ont-ils généré des performances négatives ?
• Quelle en a été la durée ?
• Quel est mon horizon d’investissement ?

Il est vrai que les marchés de capitaux ont toujours ponctuellement généré des pertes pour les investisseurs. Et plus l’horizon d’investissement est court, plus cela est fréquent. Si l’on s’intéresse aux 50 dernières années, les portefeuilles diversifiés ont généré à très court terme des performances négatives durant environ un mois sur trois, ce qui est une fréquence assez élevée.

Pour les investisseurs avec un horizon d’investissement extrêmement court, un actif sans risque (fonds en euros, fonds monétaires, livret bancaire) représente donc une option acceptable.
Si cet horizon d’investissement passe à un an, les portefeuilles diversifiés enregistrent des résultats négatifs dans 15% des cas. Ce qui peut représenter un risque toujours trop élevé pour les investisseurs avec un horizon court.

Cependant, au fur et à mesure que l’horizon se rallonge, la fréquence des résultats négatifs se réduit de manière significative, comme le montre le graphique ci-dessous.

Pourcentage des périodes avec résultats positifs
Sur 50 ans, à fin septembre 2018

Graphique des périodes avec résultats positifs
Note explication graphique 1

Sur une période d’un an, un portefeuille composé à 50% d’actions génère des résultats positifs dans 86% des cas ; ce chiffre bondit à 95% puis à 100% sur des horizons de trois et cinq ans.

Au cours des 50 dernières années, nous avons observé qu’il était très rare de voir des performances négatives au-delà de 12 mois. Ainsi la détermination de votre horizon de gestion et le choix de votre allocation en fonction de cet horizon sont essentiels pour diminuer la notion de risque.

Il nous a semblé pertinent d’observer les phases majeures de Bull and Bear markets répertoriées depuis 1926 sur le marché américain, choisi comme marché de référence.

Historique des marchés haussiers et baissiers

Historique des marchés haussiers et baissiers

En moyenne, on observe pour les périodes « Bull » : une durée 9,1 années et 480% de gains cumulés tandis que pour les périodes « Bear » on observe 1,4 années et 41% de baisses cumulées.

Après une baisse de marché importante, il est rarement judicieux de vendre. Selon le graphique, les périodes qui suivent une baisse compensent généralement les baisses enregistrées, voire les dépassent.

Une vision à long terme est nécessaire : les marchés d’actions sont liés en grande partie à la croissance économique de long terme. En cas de marché baissier, une confiance en la reprise de la croissance à long terme permettra des investissements sur des actifs plus risqués et des gains … à long terme. L’investissement en bourse requiert donc de la patience. Cependant, il est généralement bon de s’assurer de son aversion au risque car les aléas du marché peuvent être bien inconfortables pour certains investisseurs et des actifs risqués porteurs de gains sur le long terme peu attrayants.

Cette première analyse stratégique doit être complétée par une analyse économique actuelle.

Sur la période de 2011 à 2018, la politique monétaire a conduit à un écrasement quasi total du rendement des actifs dits sans risque ou perçus comme tels (le risque sur les produits de court terme ne se visualise pas comme sur les marchés des actions par des hausses ou baisses rapides).

Dans cet environnement, nous devons reconsidérer notre approche du risque et s’intéresser aux sources de performance sur le long terme.

Investir au travers d’actifs performants pour préserver le pouvoir d’achat du capital sur le long terme

En investissant dans des actifs perçus sans risque, nous avons un sentiment de sécurité qui peut s’avérer trompeur. Car nous associons souvent le risque à la baisse nominale du capital et nous oublions la notion de préservation du pouvoir d’achat de ce capital.

Contrairement à une idée répandue, « laisser dormir le capital » ne permet pas de le protéger.

Trois facteurs dégradent le pouvoir d’achat du capital : l’inflation, la hausse générale du niveau de vie qui satisfait de nouveaux besoins et la fiscalité. Si le capital de l’investisseur progresse moins vite que la croissance nominale de l’économie, il s’appauvrit de manière certaine (voir graphique suivant).

Dans l’environnement actuel de taux bas, voire négatifs, la performance des placements dits sans risque (comme les livrets, le monétaire, les contrats d’assurance-vie en fonds euros ou encore la plupart des obligations) ne permet plus de compenser l’impact de l’inflation, de la croissance et de la fiscalité.

Aujourd’hui, il n’existe plus d’actifs qui soient à la fois sans risque à court terme, liquides et qui protègent le pouvoir d’achat du capital. Investir au travers d’actifs dits « risqués » mais performants est donc nécessaire pour préserver le capital. Il faut aller chercher la performance en investissant là où se créé la richesse c’est-à-dire dans les entreprises et donc dans les actions.

Evolution du pouvoir d'achat du capital investi - graphique

Investir en actions, oui, mais avec discipline

La volatilité est la contrepartie d’un investissement en actions : plus elle est élevée, plus les variations de prix sont importantes. Mais il ne faut pas confondre volatilité et risque de perte définitive en capital. À court terme et même à moyen terme, la probabilité d’une phase de baisse existe évidemment.
Pour investir en actions, il faut disposer d’un horizon d’investissement long et s’y tenir. Les investisseurs cherchant à valoriser leur patrimoine sur un horizon long pourront supporter les variations de prix et profiter de la croissance à long terme (cf graphique).

Investir en actions suppose certaines précautions pour maîtriser et contenir le risque. Il est essentiel d’investir dans des entreprises que l’on comprend, qui créent durablement de la valeur et que l’on peut évaluer. Mais la multiplication des investisseurs et les flux d’achats/vente peuvent à court terme engendrer une irrationalité de la bourse.

La diversification des investissements permet d’amortir les variations de prix et de saisir des opportunités.

Seule une véritable discipline d’investissement, au travers d’un processus robuste et stable, permet de prendre des décisions rationnelles et réfléchies, dans un environnement instable par nature.
Il est donc essentiel de déterminer avec soin en compagnie de votre conseiller : votre horizon d’investissement, vos besoins de revenus réguliers, vos besoins de liquidités à court terme, votre capacité à accepter la variation des marchés financiers afin de déterminer précisément l’allocation d’actifs qui apportera la réponse à vos besoins et objectifs.

Vous pourrez ainsi diversifier vos actifs sur :
• Une multigestion indépendante et opportuniste permettant de saisir des
opportunités de marchés, tout en contrôlant le niveau de risque et en optimisant la performance, le risque, la liquidité ;
• Des mandats de produits structurés permettant de diversifier vos actifs tout en ayant un cadre de rendement et des garanties déterminés au moment de votre investissement ;
• Des investissements dans des produits non-cotés en obligations ou en actions permettant d’optimiser le couple rendement/risque à long terme ;
• La réalisation d’opérations de Club Deal immobilier pour l’obtention de revenus, la valorisation d’un capital et le recours à l’effet de levier du crédit ;

Tout en ayant le soin d’organiser une ligne de crédit disponible rapidement pour des besoins de trésorerie non prévus.

Le plus grand des risques est de n’en prendre aucun

En matière d’investissement, le plus grand risque est certainement celui de n’en prendre aucun.

Conserver durablement l’essentiel de ses avoirs en liquidités, c’est tourner le dos à ses intérêts de long terme. Afin de protéger et valoriser son patrimoine sur le long terme, il est nécessaire de reconsidérer sa perception du risque, de s’affranchir de la seule gestion en livrets, comptes bancaires et contrats d’assurance-vie en fonds euro et de favoriser l’investissement en actions.

Point non négligeable, cette démarche a également la vertu de contribuer au financement des entreprises et donc de l’économie réelle plutôt qu’au financement des déficits publics…

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