Note réalisée en collaboration avec la société de gestion WiseAM.

Devant les évolutions récentes de la crise sanitaire et économique liée à l’épidémie de coronavirus, nous avons décidé d’essayer d’apporter des informations régulières tant sur l’économie que sur les actions réalisées dans les portefeuilles. Ainsi, nous publierons chaque jour un Flash rapide et succinct des faits principaux de la veille et des opérations réalisées par notre société de gestion.

FLASH QUOTIDIEN #18 – 07 avril 2020

LE PAYS DU SOLEIL LEVANT ENTRE DANS LA DANSE

A l’heure où les plus grands pays du globe rivalisent d’ingéniosité pour témoigner de leur capacité à faire face à la crise économique (à défaut parfois de trouver des masques), le Japon semble vouloir placer la barre encore un peu plus haut… Alors que les chiffres, déjà stratosphériques, de 10% du PIB circulaient dans les milieux autorisés, c’est finalement un plan de relance de 20% du PIB qui est envisagé par le Premier Ministre Shinzo Abe ! 20% du PIB, soit 108 000 Milliards de Yens (920 milliards d’euros) qui seraient injectés dans l’économie, via « helicopter money » et par des versements directs aux entreprises pour financer le chômage partiel et les reports de charges… Qu’on se le dise, les planches à billets continuent, elles, de tourner à plein régime. Ces chiffres vertigineux corroborent un peu plus le scénario selon lequel les mesures de relance vont se poursuivre quand la crise économique succèdera à la crise sanitaire comme préoccupation principale.

 

L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE SE MONTRE OPTIMISTE

Au-delà des plans de relance sans précédents que nous avons pu progressivement détaillés dans cette chronique quotidienne, les marchés semblent portés par une touche d’espoir en ce début de semaine. Le directeur général de l’OMS n’est clairement pas étranger à cette embellie boursière, puisque la recherche visant à accélérer le développement des vaccins et autres remèdes pour lutter contre le Covid-19 s’est selon lui « accélérée à une vitesse incroyable » ! Pour rappel, 70 pays ont uni leurs forces pour optimiser la recherche de traitements efficaces. A la faveur de cette collecte de données, « une vingtaine d’institutions et d’entreprises se sont lancées dans une course pour mettre au point un vaccin ». L’OMS veillera par ailleurs à une distribution équitable des vaccins à travers le monde, insistant sur la fait que la richesse de l’un ou l’autre pays ne doit pas être un facteur déterminant dans la lutte contre la pandémie mondiale.

 

L’ESPAGNE INSTAURE UN REVENU UNIVERSEL

Parmi les nombreuses mesures mises en place par les différents gouvernements (plans d’aides, reports de charges, prêts à taux zéro, « helicopter money »), l’Espagne planche actuellement sur l’instauration d’un revenu universel. Le pays, dont l’économie est à l’arrêt depuis mi-mars, emboîte ainsi le pas aux Etats-Unis qui, grâce à la Fed, ont eux aussi prévu de verser une somme à chacun des citoyens pour les aider à traverser la crise. Les espagnols, par la voix de la Ministre de l’Economie Nadia Calvino, étudient cependant la possibilité du maintien de ce revenu universel après la fin du confinement. Reste à savoir si le financement d’un tel projet est viable sur le long terme, alors que le pays a déjà dû instaurer des mesures d’austérité très fortes après la crise des dettes souveraines et traverse actuellement une période d’instabilité politique sans précédent.

 

LE PETIT RETARD DE PAIEMENT DE L’ARGENTINE…

Déjà embourbée dans une crise monétaire et budgétaire depuis des années, l’Argentine doit désormais faire face au défi du Coronavirus : le pays a annoncé le report du remboursement de 9,8 milliards de dollars de dette publique. Avec la population confinée depuis le 20 mars, l’économie déjà meurtrie du pays se retrouve à l’arrêt presque complet. Les rentrées fiscales ne permettent donc pas le remboursement de la dette actuellement, mais ce report ne pose actuellement pas de problème car il s’agit d’un mécanisme prévu par ce type d’obligation émise sous la juridiction nationale. Cette décision n’est cependant pas sans conséquence, car ces mêmes obligations à échéance 2024 ont depuis vu leur valeur chuter de 10%. Autre nuage à l’horizon, un remboursement obligataire de 3,5 milliards de dollars prévu pour la fin de l’année… à des créanciers internationaux ! Pas de report possible cette fois-ci et le gouvernement argentin redouble d’efforts pour négocier une décote auprès des investisseurs étrangers, logiquement réticents à cette idée. Cette situation rappelle à quel point une banque centrale telle que la BCE a un rôle crucial à jouer lorsqu’elle garantit la solvabilité des Etats membres.

 

LE POINT COVID-19 DU JOUR

Alors que la France compte désormais 99 000 cas de Covid-19 sur son territoire, le Premier Ministre Edouard Philippe a déclaré ce jour: « l’heure du confinement va durer ». Une nouvelle attendue, mais qui s’accompagne d’un durcissement des mesures, interdisant notamment la pratique d’activités sportives dans la capitale en journée. Ailleurs dans le monde, le Royaume-Uni a passé le cap des 50 000 cas et le Premier Ministre Boris Johnson a été hospitalisé en soins intensifs quelques jours après avoir été diagnostiqué positif au Covid-19. En Chine, les autorités ont annoncé qu’aucun décès dû au virus n’a été recensé au cours de 24 dernières heures, tandis que les Etats-Unis continuent de subir la progression du Coronavirus et compte désormais 370 000 cas sur leur territoire.

Principaux indices

*Performance calculée sur les cours du 07/04/2020 à 17h30 heure française

 

L’évolution du VIX (indice de la peur) : il est en baisse certes, mais reste sur des niveaux qui ne permettent pas d’avoir une vision rationnelle sur les marchés. Hausse ou baisse, tout est possible…

 

 

Une évolution du VIX en phase avec le graphique ci-dessous présentant le niveau d’incertitude économique des grandes crises sanitaires mondiales.

 

 

Le Dollar, lui, est en hausse de 4,5% depuis le début de l’année :

 

 

En effet, les marchés ont rebondi depuis le point le plus bas. Mais, pour le moment, les niveaux de volatilité et d’incertitude ne permettent pas de fixer une opinion sur hausse ou baisse à venir. Nous gardons donc nos positions en termes de risque mais réalisons un travail en profondeur sur le choix des produits et le suivi des gérants sélectionnés dans vos portefeuilles.

 

 

Au-delà de l’analyse des indices globaux, nous travaillons avec les gérants sélectionnés une approche sectorielle qui nous semble source d’opportunités – les différentes composantes de l’indice global étant en termes de performances et de potentiels très disparates.

 

Revue de presse